Cancer du sein : les femmes auront accès à un nouveau test clinique
jeudi 29 octobre 2026 | ActualitésUn octroi de 50 000 $ de la Fondation du CHUS et de la Fondation québécoise du cancer permet cette nouvelle offre de services

À la suite d’une étude du Dr Éric Turcotte, spécialiste en médecine nucléaire, il est maintenant possible de détecter plus facilement et avec une plus grande précision les tumeurs associées aux cancers du sein dont la croissance est stimulée par les œstrogènes, une hormone naturellement présente dans le corps.
Un détecteur qui trouve les bonnes cellules
Imaginez un petit détecteur qui circule dans le sang à la recherche de cellules bien précises. C’est le rôle du traceur radioactif liquide injecté dans le sang. Il se fixe aux cellules qui réagissent aux œstrogènes. Grâce à un examen d’imagerie médicale, les médecins peuvent ensuite voir où se trouvent ces cellules et repérer certaines lésions, c’est-à-dire des zones où les cellules sont anormales. Même de très petites lésions, difficiles à voir ou invisibles par les méthodes de détection plus anciennes, peuvent être détectées. Cela permet de mieux repérer certaines tumeurs et ainsi choisir le traitement le mieux adapté à la patiente et la traiter plus rapidement.
« Nous sommes profondément reconnaissants envers la Fondation du CHUS et la Fondation québécoise du cancer pour leur soutien. Ce financement permettra à des patientes atteintes d’un cancer du sein, provenant de partout au Québec, d’avoir accès à ce type d’imagerie médicale. Cette technologie, seulement disponible au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, offre une évaluation plus précise de l’étendue de la maladie, permet de mieux caractériser des lésions indéterminées et de détecter certains types de cancer du sein difficilement visibles avec les méthodes d’imagerie conventionnelles. Ces informations peuvent avoir un impact majeur sur les décisions thérapeutiques et contribuer à offrir des soins mieux adaptés à chaque patiente. » – Dr Eric Turcotte, médecin spécialiste en médecine nucléaire à Santé Québec Estrie – CHUS et professeur-chercheur à l’IRCUS
« Cette innovation témoigne de l’expertise exceptionnelle de notre région en imagerie médicale et en production d’isotopes. La santé des femmes étant l’une de nos priorités, nous sommes convaincus que cette nouvelle approche de diagnostic contribuera à transformer les soins qui leur sont offerts et à améliorer leur qualité de vie », souligne le directeur général de la Fondation du CHUS, Martin Clermont.
« Nous sommes fiers de soutenir des initiatives qui visent à mieux accompagner les personnes atteintes d’un cancer au Québec, en améliorant la trajectoire de soins et de services qu’elles reçoivent en cancérologie. C’est la raison d’être de notre programme de soutien financier en cancérologie », ajoute Sandra Asselin, directrice du Centre régional de l’Estrie - Maison Parallèle de la Fondation québécoise du cancer.
La recherche sur le cancer du sein se poursuit
Depuis 12 ans, le Dr Turcotte et son équipe travaillent à partir de critères bien précis qui ont permis de mettre en place le nouveau test clinique d’imagerie. Les résultats obtenus ouvrent maintenant la porte à modifier les critères afin que les examens en médecine nucléaire puissent détecter une plus grande variété de cancers. Grâce au soutien de l’Institut de recherche sur le cancer de l’Université de Sherbrooke (IRCUS), l’équipe du Dr Turcotte a récemment obtenu une subvention de 525 000 $ de la Société canadienne du cancer pour développer de nouvelles approches d’imagerie utilisant plusieurs traceurs afin de mieux détecter et caractériser les cancers du sein métastatiques.
« L’IRCUS soutient concrètement les chercheuses et les chercheurs à toutes les étapes de leurs projets, entre autres, en créant des maillages qui favorisent les échanges et les collaborations. Au cœur de cette annonce, l’IRCUS a joué un rôle de premier plan en unissant les parties et en contribuant à la réalisation de ce projet au bénéfice des personnes atteintes du cancer. » - Brigitte Guérin, professeure-chercheuse à l’IRCUS et membre de son comité exécutif.
Voyez Dr Éric Turcotte nous présenter un aperçu des images produites par la technologie :
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