Le CRCHUS au cœur d’une collaboration internationale

jeudi 05 novembre 2020 | Actualités

Trois chercheurs mettent en commun leurs disciplines et leurs expertises pour percer les mystères de la régénération des tissus.


Crédit photo : Université de Sherbrooke

La salamandre est l’un des seuls tétrapodes à pouvoir régénérer sa moelle épinière de manière fonctionnelle à la suite d’une lésion. La communauté scientifique se questionne sur la façon dont l’amphibien peut retrouver toute sa locomotion.

Percer les mystères de la régénération des tissus

Grâce à ses connaissances sur l’aspect biologique du contrôle locomoteur, Dimitri Ryczko, professeur-chercheur en neurosciences à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et au Centre de recherche du CHUS, étudiera comment les réseaux de neurones sont organisés. Il utilisera l’optogénétique, une technique qui permet de rendre les neurones sensibles à la lumière et de stimuler certains types cellulaires qui les composent, afin de mesurer l’activité neuronale avant et après lésion de la moelle épinière.

Crédit photo : Konstantinos

András Simon, expert de la régénération au Karolinska Institute, à Stockholm en Suède, a déjà caractérisé l’ensemble du génome du tétrapode. Il fournira les outils d’optogénétique au professeur Ryczko et étudiera les propriétés moléculaires des réseaux de neurones régénérés.

Enfin, le laboratoire d’Auke Ijspeert, de l’École Polytechnique de Lausanne, en Suisse, aura la charge de la modélisation numérique des réseaux de neurones et de l’aspect biorobotique. L’idée est de tester et de valider ces modèles non seulement en simulation, mais aussi grâce à une version améliorée d’un robot salamandre, le Pleurobot, qui permettra aux scientifiques de voir comment l’environnement affecte la locomotion et ainsi de mieux étudier les interactions entre le corps et le système nerveux.

L’aspect fondamental de cette recherche pourrait peut-être un jour être transféré en robotique, afin de construire des machines pouvant fonctionner malgré des dommages techniques. Les trois chercheurs ont reçu une subvention ERC Synergy de 9.6 millions d’euros du Conseil Européen de la Recherche (ERC), pour mener à terme leur projet de recherche.

Dimitri Ryczko a également reçu des fonds du centre de recherche du CHUS, un financement du fonds Jean-Luc Mongrain de la fondation du CHUS et du centre d’excellence en neurosciences de l’Université de Sherbrooke pour poursuivre ses recherches.

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Source : Université de Sherbrooke



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