Une nouvelle collaboration franco-québécoise qui repousse les frontières de l’imagerie médicale

Thursday 25 June 2026 |

Le nouveau programme de recherche SANTAI : mieux comprendre le cerveau pour agir plus tôt



Et si un simple examen permettait de repérer une maladie neurologique avant même l’apparition des premiers signes? 

C’est le pari du nouveau programme de recherche SANTAI.  

Des chercheurs du Centre de recherche du CHUS, de l’Université de Sherbrooke et du Centre CREATIS de l’INSA Lyon unissent leurs expertises pour améliorer la façon dont on détecte et suit les maladies neurologiques. 

Détecter plus tôt les maladies neurologiques  

Certaines maladies comme l’Alzheimer ou la sclérose en plaques évoluent en silence pendant plusieurs années, avant même que les premiers symptômes apparaissent. 

Grâce à SANTAI, les chercheurs Pierre-Marc Jodoin, Maxime Descoteaux et Kevin Whittingstall du Centre de recherche du CHUS et de l’Université de Sherbrooke, leur collègue Amine Trabelsi (Université de Sherbrooke) ainsi que leurs collaborateurs à Lyon souhaitent aller plus loin afin qu’on puisse, à terme :  

  • poser un diagnostic plus rapidement, 
  • détecter des signes de la maladie avant qu’elle ne se manifeste, 
  • éviter des examens à répétition. 

Pour les personnes concernées, cela signifie moins d’attente, et surtout, plus de temps pour intervenir. 

L’intelligence artificielle : aller au-delà de ce que l’œil humain peut voir 

Aujourd’hui, les images du cerveau obtenues contiennent une immense quantité d’information, mais leur interprétation peut être complexe. 

C’est ici que l’intelligence artificielle entre en jeu. 

Contrairement aux méthodes actuelles, qui analysent souvent les images une à une et reposent principalement sur l’observation humaine, SANTAI permet de comparer des milliers d’images cérébrales entre elles. Les algorithmes apprennent ainsi à détecter des variations très subtiles, parfois invisibles à l’œil, et à reconnaître des signes précoces de maladie. 

Concrètement, au lieu d’obtenir uniquement des images, les médecins auront accès à des indications claires pour répondre à des questions comme : 

  • Est-ce que le cerveau vieillit normalement… ou plus rapidement que prévu? 
  • Observe-t-on des signes précoces liés à la mémoire? 
  • Certaines zones du cerveau fonctionnent-elles différemment? 

L’intelligence artificielle traduit ces analyses en repères simples, par exemple : 

  • un « âge du cerveau » comparé à l’âge réel, 
  • un score indiquant si certaines fonctions (mémoire, motricité) sont dans la norme. 

Ces informations aideront les médecins à expliquer plus clairement la situation et permettront aux personnes suivies de mieux comprendre leur état de santé. 

Des soins adaptés à chaque personne 

En combinant les images du cerveau, les données cliniques et celles de milliers de personnes suivies, les équipes de recherche obtiendront un portrait beaucoup plus précis de chaque individu. 

L’objectif : non seulement observer la maladie, mais aussi mieux anticiper son évolution et adapter les soins en conséquence. 

Une collaboration qui accélère les découvertes 

En unissant leurs forces, les chercheurs du Québec et de la France accélèrent les découvertes et vont plus loin, plus vite. 

Derrière cette collaboration, une ambition claire : mieux détecter, mieux comprendre, et surtout, mieux soigner. 

En savoir plus sur le programme SANTAI 

  

À propos des chercheurs :  

Pierre-Marc Jodoin 

Maxime Descoteaux 

Kevin Whittingstall 



Share