Rapport annuel

Résumé de 2020-2021

C’est avec fierté que le Centre de recherche du CHUS (CRCHUS) vous présente son rapport annuel 2020-2021. Vous y découvrirez les découvertes marquantes et les grandes réalisations de nos chercheurs durant cette année de 40e anniversaire du Centre.

Bonne lecture!

Réalisations d'envergure

Le CRCHUS, porteur d’ESPOIR depuis 40 ans!

L’année 2020 a marqué les 40 ans d’existence du CRCHUS. Pour l’occasion, le Centre a fait rayonner ses chercheurs, leurs collaborations et leurs découvertes en santé qui ont vu le jour au cours des quatre dernières décennies. Une exposition muséale a été produite pour expliquer avec simplicité et perspicacité comment le CRCHUS mise sur la collaboration et l’innovation pour mieux comprendre et résoudre les problèmes de santé et de services sociaux. Une série de capsules, ayant comme porte-parole M. Jean-Luc Mongrain, a aussi été produite pour mettre en lumière l’importance de la recherche sur la vie des gens d’ici. Elle a été diffusée sur les ondes de RDI. Visionner les capsules.

Porteur d’espoir pour les usagers, le savoir des chercheurs a contribué à l’évolution de la recherche en santé depuis 1980, ici au Québec et partout sur la planète.

Découvertes de l'année

Un vaccin révolutionnaire pour combattre une forme agressive du cancer du sein

L’équipe de Lee-Hwa Tai mène une recherche visant à concevoir un vaccin thérapeutique pour guérir le cancer du sein triple négatif, l’un des plus difficiles à traiter en raison de sa progression rapide. D’ailleurs, la majorité des patientes ne répondent pas à la chimiothérapie ni à la chirurgie. Sa technique consiste à utiliser des cellules du cancer du sein prélevées chez une femme au moment de sa chirurgie, et de les infecter avec un virus oncolytique, un type de virus qui parvient à détruire des cellules cancéreuses et qui sera détecté par le système immunitaire de la patiente. Les cellules cancéreuses sont ensuite réinjectées chez la femme, ce qui stimule son système immunitaire.

 

Exploiter les tissus gras pour lutter contre le diabète de type 2 et l’obésité

Denis Blondin et le Dr André Carpentier, en collaboration avec la Dre Camilla Schéele de l’Université de Copenhague, ont développé une méthode inédite permettant d’activer les tissus responsables de brûler le sucre et le gras en surplus dans le corps humain. Ils ont mis en lumière le récepteur cellulaire responsable de cette activation. Leur recherche démontre que la graisse brune, activée par le froid, brûle les gras. Cette percée scientifique pourrait éventuellement permettre d’améliorer le traitement du diabète de type 2 et de l’obésité ainsi que de prévenir leurs complications en stimulant la graisse brune à l’aide d’un médicament.

Déjouer la barrière hématoencéphalique dans le traitement des maladies neurologiques

Fernand Gobeil étudie le rôle des récepteurs B1 et B2, des structures moléculaires réagissant aux neurotransmetteurs, par rapport à la barrière hématoencéphalique. Cette barrière représente le principal obstacle de l’acheminement de médicaments au cerveau. En collaboration avec le Dr David Fortin et Martin Lepage, le chercheur a fait preuve d’innovation en combinant deux technologies d’imagerie par résonance magnétique; l’une dite classique, l’autre dite novatrice, qui implique un agent de contraste ciblant le récepteur B2R. Ainsi, l’équipe est parvenue à déterminer le moment et l’endroit où ces récepteurs sont présents, permettant aux spécialistes de les cibler pour acheminer la médication au cerveau. 

Vers un antidouleur sans effets secondaires

Bien qu’ils soient efficaces pour contrer la douleur, les traitements aux opioïdes causent différents effets indésirables, comme la dépendance. Louis Gendron s’intéresse au récepteur Delta, une cible thérapeutique qui entraîne moins d’effets secondaires et qui produit des effets analgésiques pour les douleurs inflammatoires, neuropathiques, cancéreuses et migraineuses. Il a identifié plusieurs protéines interagissant avec le récepteur Delta au cerveau.

L’identification de ces protéines représente une étape cruciale dans le développement d’analgésiques ayant peu ou pas d’effets secondaires pour traiter les douleurs chroniques. 

GESTE : une cohorte qui génère des pistes intéressantes

Les analyses des données récoltées par la cohorte de naissances GESTE, créée par Larissa Takser, ont permis d’établir des liens entre les expositions prénatales à l’acétaminophène et le développement du cerveau de l’enfant. La chercheuse a identifié une association entre la présence d’acétaminophène, mesurée dans les premières selles du bébé, et un effet indirect sur l’augmentation de l’hyperactivité de l’enfant. Ce constat souligne la pertinence d’analyses plus raffinées, afin de conclure si le médicament devrait être contre-indiqué pendant la grossesse. 

La perte de l’odorat et du goût associée à la COVID-19

Les Drs Alex Carignan, Jacques Pépin et Louis Valiquette sont les premiers à avoir étudié l’anosmie et la dysgueusie dans le cadre du nouveau coronavirus SRAS-CoV-2. L’objectif : confirmer si ces symptômes sont des caractéristiques associées aux personnes ayant été déclarées positives au virus. Les chercheurs ont observé que près de 70 % des personnes atteintes de la maladie présentaient comme symptôme une perte d’odorat et de goût, de manière partielle ou complète. Leurs résultats ont été publiés dans le journal de l’Association médicale canadienne. L’équipe y a précisé que ces symptômes devraient servir d’indication pour faire passer un test diagnostique pour la COVID-19, et que ce test devrait être répété chez les personnes présentant ces manifestations cliniques et pour qui le premier résultat du test s’était avéré négatif. 

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